Attention, les accros des histoires de mafia! A 75 ans, plus de vingt ans après les Corleone du Parrain, Mario Puzo vient de fonder une nouvelle famille, les Clericuzio, avec son dernier livre The Last Don*, "Le dernier Don" (éd. Random House). Ce clan, fixé dans le Bronx, à New York, se trouve à l'apogée de ses sombres pouvoirs. Par chance, l'auteur est lui aussi en pleine forme. "Pour lui, ce livre est sans aucun doute un retour et une vengeance", dit Jonathan Karp, son éditeur. Il ya cinq ans, Mario Puzo avait subi quatre pontages, suivis d'une longue convalescence. Du coup, sa saga sur les Borgia, qu'il écrivait, restait en plan et il pensait qu'il n'écrirait jamais plus. Mais, transposez la machiavélique cité-Etat des Borgia en forteresse du Bronx, ajoutez une somptueuse résidence sur Long Island et des lieux de villégiature comme Las Vegas et Hollywood et - ècco! - le personnage du parrain est prêt à reprendre du service. Ce divertissement bouillonne de corruption, de trahisons, de meurtres, de romantisme torride et, bien sûr, de valeurs familiales. Comme dans les succès précédents, la loyauté n'y est jamais remise en question, la trésorerie jamais vérifiée et ce ne sont pas les façons expéditives de se débarrasser d'un concurrent qui manquent. Mais cette fois, l'histoire se déroule dans les années 80 et, face aux rusés Clericuzio, les Corleone semblent nés de la dernière pluie. Finis les rackets de bas étage et le commerce d'huile d'olive pas très lucratif. Don ...